L'Europe à gauche, maintenant ! - Mouvement des Jeunes Socialistes

dimanche 27 janvier 2008

Plan banlieues: "Le compte n'y est pas", pour le socialiste Jean-Paul Huchon


PARIS (AFP) — Le président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS) estime que "le compte n'y est pas" dans le plan "Espoir Banlieue" présenté par la secrétaire d'Etat Fadela Amara, qui prévoit 500 millions d'euros venant de l'Etat et 500 millions d'autres collectivités.


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Dans un courrier adressé à Mme Amara, rendu public vendredi, M. Huchon constate que "le milliard d'euros annoncé s'est transformé en 500 millions +Etat+ et 500 millions +autres collectivités".

M. Huchon rappelle que "la région Ile-de-France dépensera à elle seule 940 millions d'euros au profit des quartiers populaires en 2008, soit près de 25% de son budget".

Pour lui, "demander aux collectivités locales d'apporter 500 millions d'euros contredit le principe élémentaire de l'autonomie des collectivités territoriales".

"Lorsqu'on finance à parité, on décide à parité", écrit-il, espérant par ailleurs que les 500 millions de l'Etat constituent bien "des moyens supplémentaires".

L'élu PS affirme par ailleurs que "l'échelle communale, surtout en région Ile-de-France, n'est pas le niveau le plus pertinent pour penser la mobilité professionnelle, sociale et culturelle". "Pour désenclaver un quartier, il faut des moyens qu'une commune n'a pas".

Il se dit prêt à étudier la faisabilité d'un couplage des emplois tremplins mis en place par la région en 2004 pour remplacer les emplois-jeunes, avec les dispositifs que le gouvernement pourrait déployer.

"Si l'Etat revient, la Région est prête à coordonner son action et ses moyens avec les vôtres", martèle-t-il.

L'édile de la première région de france veut "croire que le retour du président de la République en banlieue est le signe annonciateur du retour de tous les services publics dans les quartiers".

Il espère également "que l'engagement pris par le ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, de financer le désenclavement des quartiers populaires concernera également l'Ile-de-France. Notre territoire était dramatiquement absent des annonces du Grenelle de l'environnement en novembre dernier".


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Le plan régional de gestion des déchets d’Ile-de-France serait-il une exception à reproduire ?


Seule région à mettre en place un plan de gestion des déchets, mission historiquement attribuée aux départements, l’Ile-de-France fait office d’exception, mais certains y voient déjà les prémices du prochain mode de gestion français.

À l’occasion des premières Rencontres sur l'avenir des déchets en Ile-de-France qui se sont déroulées à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, la question de l’échelle à laquelle les déchets doivent être gérés a fait l’objet de nombreuses interventions. Ce débat a été suscité suite à la présentation des ambitions de la région Ile-de-France dans ce domaine, seule région française à s’être vu attribuer la gestion de ses déchets ménagers.
En effet, à l’heure actuelle, ce sont les départements qui ont en charge l’élaboration des plans d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PEDMA). Ce type de document de planification a notamment pour objectif de réduire la production et la nocivité des déchets et de les valoriser par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de l’énergie. Au final, il doit aboutir à une adéquation entre les capacités de traitement des déchets ménagers et assimilés et les besoins d'élimination.

Cette organisation départementale prévue pour réduire les distances de transport et développer des emplois locaux connaît désormais une exception avec la région Ile-de-France. La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et son décret d'application ont donné à la région la compétence d'élaborer un Plan Régional d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PREDMA). Ses services doivent donc, d'ici 2009, élaborer un plan qui devra, notamment pour les dix prochaines années, juger de l'adéquation entre les gisements franciliens de déchets ménagers et assimilés et les capacités de traitement associées.

À peine mise en œuvre, cette exception suscite déjà beaucoup d’intérêts. Pour Camille Durand, président d’Amorce*, il est clair que l’échelle de la région est LA bonne échelle des gestions des déchets : aujourd’hui les plans départementaux sont une ineptie. Une gestion régionale des déchets ménagers est plus optimisée surtout que la région a déjà en charge la gestion des déchets dangereux. La région doit en effet s’assurer de la collecte et du bon traitement des déchets industriels spéciaux et des déchets d'activités de soins.
Dans les pays voisins, cette gestion régionalisée a été privilégiée notamment en Belgique et en Espagne. Selon Roger Croughs, président de la conférence des intercommunales Wallonnes de gestion des déchets, la politique belge est basée sur une forte complémentarité entre les communes ou communauté d’agglomérations et la région.
Bernard Hérodin, directeur général d’Eco-emballages, a également souhaité rappeler que la politique départementale a eu pour effet une multiplication des unités de traitement. Selon lui la France possède un centre de tri pour 200.000 habitants contre un pour 800.000 en Belgique. Nous sommes face à une absence d’optimisation et un gaspillage d’énergie et d’argent, estime-t-il.

Malgré tout, la régionalisation ne constitue pas une solution idéale. Camille Durand reconnaît qu’une organisation régionale et une concentration des sites de traitement entraîneront systématiquement une hausse des coûts de transport et des impacts qui s’y rattachent. Il est donc essentiel selon lui de réaliser rapidement une analyse de cycle de vie des filières. Les associations de protection de l’environnement et notamment la fédération FNE représentée par Christine Gilloire ne s’est pas prononcée contre le principe de la régionalisation même si pour elle le débat est ailleurs. Il faut avoir une vision globale de la circulation des déchets [...] mais le mot d’ordre est surtout de produire et de consommer autrement.

Pour l’instant, il n’est pas prévu de reproduire la situation francilienne à d’autres régions. Mais grâce à ce nouvel outil, l’Ile-de-France déclare espérer réduire les quantités de déchets produits et limiter leur nocivité, inciter à la mise en place de redevance incitative, optimiser l’organisation des filières ou encore résorber les décharges et les sites pollués. Toutes ces actions ont d’ailleurs été au cœur des discussions organisées par l’Observatoire Régional des déchets d’Ile-de-France (ORDIF) au cours de ces premières Rencontres sur l'avenir des déchets en Ile-de-France. À cette occasion, la secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko Morizet a confirmé l’idée de modifier le mode de paiement du service de collecte et de traitement des déchets en instaurant une part variable rattachée au volume de déchets produits par l’habitant. Cette proposition issue du Grenelle de l’environnement mais vivement rejetée par de nombreux élus ne semble donc pas tombée aux oubliettes !

F.ROUSSEL


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Ile-de-France : un partenariat inédit pour former des salariés licenciés


publié le 25 janvier 2008

Habituellement, les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) prennent en charge la formation des salariés des entreprises qui adhèrent à leurs fonds et non celle des demandeurs d'emploi. Cela n'a pas empêché la région Ile-de-France de conclure avec deux d'entre eux, l'Opcalia Ile-de-France et l'Opca CGM (communication graphique et multimédias), et l'Etat, via la direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, un partenariat inédit : financer des formations à des salariés tout juste licenciés. Objectif : innover en matière de sécurisation des parcours professionnels en proposant aux salariés touchés par un plan social un accompagnement au plus tôt. Cette première en France permet ainsi à 450 Franciliens, anciens salariés de JDC imprimerie à Torcy (Seine-et-Marne) et de LSG Gate Gourmet à Roissy (Val-d'Oise), victimes d'un plan social, de suivre une formation individualisée pour retrouver un nouvel emploi. A chaque fois, une cellule de reclassement spéciale a été mise en place pour l'ensemble des salariés intéressés. Pour Daniel Brunel, "ces deux expériences peuvent constituer un précédent en matière d'accompagnement d'ex-salariés touchés par un plan social". Le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, en charge de la formation professionnelle, du développement économique et de l'emploi, est bien décidé à faire de cette première un cas d'école. "Je souhaite voir cette expérience se répéter dans la région et se multiplier sur l'ensemble du territoire national", a-t-il déclaré, lors de la présentation du partenariat. Dans cette perspective, il va présenter au mois d'avril, devant l'assemblée régionale, un rapport-cadre sur l'accompagnement des mutations économiques et sociales. Cette expérience inédite pourrait aussi servir de base dans le cadre des réflexions autour de la réforme de la formation professionnelle qui doit avoir lieu cette année.

Emilie Zapalski


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Bientôt des milliers de logements chauffés au bois


Aurélien Perol

dimanche 27 janvier 2008 Le Parisien


Le conseil régional vient d'accorder son aide financière pour la construction de la plus grosse chaufferie au bois de France. Elle contribuera à alimenter le réseau urbain à Cergy-Pontoise à partir de 2009.

CHAQUE ANNÉE, 400 000 tonnes de bois recyclable sont récupérées des travaux d'élagage, coupes forestières et autres chutes des scieries d'Ile-de-France. Une source d'énergie que le conseil régional est bien décidé à valoriser en participant à la construction d'ici à 2009 de la plus grosse chaufferie au bois de France, à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise). Capable de brûler 11 tonnes de combustible par heure, cette grande chaudière sera installée sur la commune de Saint-Ouen-l'Aumône pour alimenter le réseau de chauffage urbain de l'agglomération et ses 32 000 logements.


Enjeu pour l'assemblée régionale, qui a voté jeudi dernier une subvention de 5 millions d'euros sur les 17 millions que coûtera l'équipement : augmenter la part des sources d'énergies locales et renouvelables.

« Ecologique et économique »

A Cergy, elles représenteront dès 2009 près de 65 % de la production énergétique. Et d'autres projets devraient suivre en Essonne et en Seine-Saint-Denis.

« Le remplacement des chaufferies à charbon ou à fioul par le bois a un double intérêt écologique et économique, explique Michel Vampouille, le vice-président (Verts) du conseil régional chargé de l'environnement et du développement durable. Ecologique, parce qu'une chaufferie moderne à bois produit beaucoup moins de gaz à effet de serre que celles utilisant des combustibles fossiles. Economique, parce qu'avec la raréfaction de ces sources d'énergie, leur coût va augmenter très vite. »

Et le consommateur ? « Avec la chaufferie à bois, nous serons au-dessus du quota de 60 % d'énergies renouvelables et locales et bénéficierons d'un régime fiscal plus favorable, indique Marc Denis, élu de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, maître d'oeuvre du projet. Pour les usagers, ça signifie une baisse de TVA sur le chauffage de 19,6 à 5,5 %. »


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jeudi 24 janvier 2008

Journée d’action régionale organisée par le MJS Ile de France


Le samedi 26 janvier 2008, le MJS Ile de France organise une journée d’action régionale pour marquer le lancement régional de la campagne des municipales et des cantonales en Ile de France.

Le programme de la journée :

9h30 : RDV militants MJS à la gare de Colombes (92)

10h : action militante devant la mairie de Colombes (92) : distribution de tracts sur les enjeux de la campagne des municipales en Ile de France

12h30 : réunion du comité de coordination régional du MJS Ile de France

13h30 : formations du MJS Ile de France : « tract et presse : faire connaître ses positions », « militantisme et nouvelles technologies »

15h30 : conférence de presse du MJS : lancement régional des campagnes des cantonales et des municipales avec les candidats PS franciliens, les candidats « jeunes » et le président du MJS, Antoine Détourné

17h : action coup-de-poing « chasse à la misère » sur l’affaire Mothron (le maire UMP d’Argenteuil avait soumis le centre commercial aux désodorisants pour empêcher l’installation des SDF)

19h : débat sur l’intercommunalité parisienne et les politiques urbaines en Ile de France avec Philippe Doucet (candidat PS à Argenteuil), Mathieu Hanotin(candidat PS cantonales à St Ouen), Pauline Dreano (animatrice fédérale du MJS Paris) et Antoine Détourné, président national du MJS.

Plan d’accès :

Au départ de la gare Saint Lazare (départs Ile de France) pour Colombes : train francilien direction Ermont Eaubonne, qui passe toutes les 15 mn environ, pour un temps de trajet de 10 mn environ.

Au départ de la gare St Lazare (départs Ile de France) pour Argenteuil : train francilien direction mantes la jolie, qui passe qui passe toutes les 30 mn environ, pour un temps de trajet de 10 mn environ.

A la gare d’Argenteuil, cherchez le bus 161 direction la Défense. Après 15mn de trajet vous arriverez à l’arrêt de bus General Delambre. La maison de quartier où se déroulent débat et formation est toute proche.

Autre possibilité (départs du 92 et 78 notamment) pour atteindre la maison de quartier directement : Bus 267 à partir de la gare RER de Nanterre Université


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mercredi 23 janvier 2008

campagne de prevention



Campagne de prevention des plannings familiales

le 23/01/08




Le conseil dle de France vient de financer une campagne de prévention et d'information à l'initiative des plannings familiales que certains puritains dénoncent comme "campagne pour l'avortement". Nous constatons deux réactions face à cette campagne :
Le conseil régional a investi 3000 euros pour inciter au meurtre comme l'hurlent certains moralistes OU
en effet le conseil régional a investi 3000 euros pour informer et voir cela comme une goutte d'eau face a la détresse de certaines femmes.

Car cette campagne n'est pas menée dans un contexte anodin. Elle est mise en place à un moment où l'urgence de la situation de l'IVG en Ile de France. L'Ile de France pratique 25% des avortements en France. Alors que l'accès à cette pratique de dernier recours relève d'un combat de longue haleine. 50 sites en ile de France dont 14 à Paris ont fermé entre 1999 et 2005. Ce désinvestissement progressif de l'état provoque des inégalités car le recours au privé est la seule alternative pour accéder à des délais acceptables. D'ailleurs en Ile de France la majorité des ivg sont pratiquées dans le secteur privé.

Nous, jeunes socialistes franciliens, ne devons par rentrer dans la polémique délibérément provoquée par ceux qui veulent diaboliser cette campagne. Réaffirmons le message qui est en premier lieu sexualité ensuite contraception et enfin avortement. Portons haut et fort le droit de chaque individu de disposer de lui-même et d'accéder à l'information nécessaire pour accéder a la contraception. Donnons-nous les moyens de réaffirmer ce droit a l'ivg datant de 30 ans pour tous quelque soient nos moyens.




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lundi 21 janvier 2008

lancement regional de campagne du MJS ile de france


De Colombes à Argenteuil, les jeunes socialistes franciliens en campagne pour les municipales !

Le MJS Ile de France organise le samedi 26 janvier à Colombes et Argenteuil son lancement régional de campagne par une action coup-de-poing contre les candidats de la droite locale et un débat sur l'intercommunalité parisienne.

Du marché de Colombes (92) à la dalle d’Argenteuil (95), les jeunes socialistes vont discuter, débattre, aller à la rencontre des citoyens pour diffuser les propositions socialistes et dénoncer les politiques clientélistes de la droite locale.

Une conférence de presse est organisée à 15h au café X avec le président du MJS, Antoine Détourné, et l'ensemble des candidats PS aux municipales, en Ile de France, et tous les adhérents du MJS qui vont s'investir dans la campagne. Une action coup-de-poing sera ensuite organisée pour dénoncer les politiques malodorantes du maire Mothron qui combat la misère à coups de désodorisants.

Le Président du MJS, ainsi que Mathieu Hanotin, candidat aux cantonales à St Denis (93), Philippe Sarre et Philippe Doucet, têtes de listes à Colombes et Argenteuil, sont invités par le MJS Ile de France et son coordinateur régional, Nicolas Anoto, pour débattre de «quelle intercommunalité et quelle politique urbaine pour Paris et sa banlieue?» , à 19h, à la salle X au Val Notre Dame, à Argenteuil


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jeudi 17 janvier 2008

"Un droit, mon choix": campagne du Planning familial en Ile-de-France

14/01/2008

PARIS (AFP) — L'Ile-de-France, qui assure 25% des IVG, souffre de conditions d'accès à l'interruption volontaire de grossesse particulièrement difficiles, selon le Planning familial qui lance le 18 janvier une campagne régionale d'information sur la sexualité, la contraception et l'avortement.

Avec pour slogan "Sexualité, contraception, avortement, un droit, mon choix, notre liberté", la campagne sera menée dix jours durant dans les gares et le métro sur tout le territoire francilien, "où les obstacles se multiplient pour faire valoir ses droits", selon le Planning, associée à l'ANCIC (centres d'IVG et contraception) et la CADAC (associations pour le droit à la contraception et l'avortement).

"Les lois ne sont pas correctement appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises sont de moins en moins reconnues", affirment les associations.

Cette campagne régionale "élargit", expliquent-elles, la campagne nationale du ministère de la Santé pour "une contraception choisie", pour tenter de réduire le nombre d'IVG, stabilisé autour des 220.000 par an.

Et c'est surtout sur les difficultés d'accès à l'IVG que les associations souhaitent alerter.

L'Ile-de-France assure 25% des IVG, alors qu'elle représente 18% de la population. Entre 1999 et 2005, le nombre de sites dédiés aux IVG y est passé "de 176 à 126, soit 50 centres IVG en moins", dont 14 en moins dans Paris.

Le Val-d'Oise et l'Essonne sont les moins bien dotés avec seulement 12 sites chacun.

Outre cette "défection alarmante", le Planning note les "carences du secteur public": alors que dans l'hexagone, les deux tiers des IVG sont réalisés en secteur public, c'est le secteur privé qui est majoritaire (58% des IVG) en IDF.

Du coup, les délais sont plus importants. 28% des établissements pratiquant des IVG ont une prise en charge supérieure à deux semaines, les recommandations de la Haute autorité de Santé fixant ce délai à 5 jours.

Enfin, malgré une petite augmentation du nombre de médecins libéraux conventionnés pour pratiquer l'IVG (44 en 2005, 230 en 2007, sur les 20.200 concernés), l'accès à l'IVG en ville reste difficile.

Concernant la contraception, les associations critiquent les "discours trop souvent moralisateurs" envers la sexualité des jeunes qui les "empêchent d'avoir une démarche de prévention", et une "trop grande médicalisation".


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La région Île-de-France s'engage (encore) pour le logiciel libre


16/01/2008-16h46

L'Île-de-France est favorable au logiciel libre, c'est le message que veut faire passer Jean-Paul Huchon, président de la région. Depuis lundi, la collectivité est officiellement membre de l'Association de promotion et de défense du logiciel libre, l' April .

Vouée à "la démocratisation et à la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone", l'April "veille aussi, dans l'ère numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés". Avec un peu plus de 1 800 membres, l'association cherche des soutiens chez les particuliers comme auprès des entreprises, associations et collectivités. Une campagne d'adhésion est d'ailleurs en cours.

Lorsque Mozilla Europe avait voulu célébrer le lancement de son navigateur libre Firefox 2, en octobre 2006, Jean-Paul Huchon avait offert les locaux parisiens de la région pour organiser la soirée. Quelques mois plus tard, en février 2007, la région avait organisé la distribution de 220 000 clés USB contenant des logiciels libres pour les lycéens et les professeurs d'Île-de-France.

La démarche du charismatique président de la région Île-de-France est louable, mais l'on peut se demander si elle n'est pas, parfois, teintée d'un brin de récupération politique. L'April, quant à elle, souhaite réunir plus de collectivités afin de former un nouveau groupe de travail au sein de l'association.

- Guerric Poncet - © Le Point.fr

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Pourquoi tant de pauvres dans la riche Ile-de-France ?

jeudi 17 janvier 2008

L'agglomération parisienne est l'une des plus riches au monde et aussi celle où le problème des banlieues est le plus aigu. On y trouve de grands écarts de revenus et peu de solidarité fiscale.

Une Région très riche. L'Ile-de-France produit 28 % de la richesse française et chacun de ses habitants 40 000 € par an contre 25 000 en moyenne pour ceux des autres Régions. On y trouve 178 000 contribuables assujettis à l'impôt sur la fortune....Et pourtant le paradis des RMistes. Ils sont 176 000. Les ménages franciliens pauvres consacrent une part croissante de leurs revenus au logement (40 % en 2002, contre 26 % en 1988). 14 % des moins de 65 ans vivent sous le seuil de pauvreté.Des ghettos. Riches et pauvres ne partagent pas les mêmes espaces. En clair, la moitié des ménages de cadres sont regroupés dans 38 communes ou arrondissements de l'ouest francilien. La moitié des ouvriers se retrouvent dans 77 communes. Cinquante communes concentrent la moitié de l'offre de logement social.Des écarts de revenus qui se creusent. Le revenu moyen, après impôt des foyers fiscaux de Seine-Saint-Denis, a diminué de 3,5 % entre 1984 et 2004, tandis qu'il augmentait de 21 % en Ile-de-France et de 41 % à Paris. 84 communes, sur les 124 concernées par la politique de la ville, ont vu leurs revenus fléchir de 6 % en moyenne, de 1984 à 1998. Le taux de pauvreté a augmenté de 22 % depuis 1996 en Ile-de-France, alors qu'il a diminué de 14 % en France.Moins de logements construits. On n'a jamais construit aussi peu de logements depuis les années 60 dans la Région la plus riche de France. A peine 37 000 logements neufs mis en chantier par an, entre 1994 et 2005. Cela place l'Ile-de-France en dernière position pour le nombre le logements construits par habitant, avec seulement 3,1 pour mille.Le grand écart de la richesse fiscale. Nous sommes là au coeur du problème. Dans la région parisienne, des villes sont très riches, d'autres très pauvres. Le potentiel fiscal (richesse d'une commune comparée aux autres) de Courbevoie (2 734 € par habitant) est huit fois supérieur à celui de Clichy-sous-Bois (320 €).Paris qui rit. La Ville lumière se targue d'avoir des taux d'imposition qui n'ont pas varié depuis 2001 et un endettement inférieur à 1997.

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dimanche 6 janvier 2008

Un Grand Paris contre les inégalités, par Claude Bartolone


Le Grand Paris, pourquoi pas, mais pour quoi faire ? Ce qui est d’abord en jeu, ce sont les inégalités territoriales et sociales qui n’ont cessé de se creuser ces dernières années dans la région capitale et en son cœur, tout particulièrement. Le revenu moyen après impôts des foyers fiscaux de Seine-Saint-Denis a diminué de 3,5 % en euros constants entre 1984 et 2004 tandis qu’il augmentait de 21 % en Ile-de-France et de 41 % à Paris. Les foyers fiscaux parisiens déclarent un revenu après impôts supérieur de 69 % à celui des foyers de Seine-Saint-Denis en 2004, alors que l’écart n’était que de 16 % en 1984. Face à ces évolutions une deuxième série de disparités viennent freiner aujourd’hui toute velléité de correction des premières, ce sont les inégalités de ressources entre les territoires. Les écarts de potentiel fiscal varient de 1 à 7,5 entre communes d’Ile-de-France. Les départements de Paris et des Hauts-de-Seine concentrent 47 % des bases de taxe professionnelle de l’Ile-de-France contre 17 % pour le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.

Pendant ce temps, les richesses produites par l’Ile-de-France ont progressé sans cesse, fort heureusement. Certes, ce phénomène de métropolisation, en concentrant les industries et les services les plus performants, les centres universitaires et de recherche d’excellence sur les mêmes lieux, accentue ces disparités. Nous savons malgré tout qu’il serait vain et dangereux de freiner ce processus de métropolisation car nous sommes engagés dans une compétition internationale entre villes. Pour autant, pas question de renoncer, pas question de laisser faire les seuls mécanismes du marché. Les violences urbaines de 2005 nous ont rappelé que la juxtaposition de zones de richesses et de territoires de grande pauvreté n’est pas tenable à terme. Au bout de toutes les explications, chacun doit reconnaître, sans aucune complaisance, ni justification d’une violence inacceptable, que ces événements de 2005 comme ceux plus récents de Villiers-le-Bel ont été une nouvelle fois la manifestation d’une profonde crise sociale.
Alors, que faire ? Un préalable, le débat démocratique. Il ne faudrait pas que la majorité politique nationale du moment veuille imposer une organisation qui ne recueillerait pas un large consensus. Le débat sur l’avenir de l’agglomération parisienne ne doit pas servir de masque à une opération visant à installer une domination durable de la droite sur le cœur politique du pays.

Constatons aussi que la relance de l’idée du Grand Paris intervient dans une géographie politique loin d’être figée. Depuis plusieurs années, nombre de territoires de projets se sont organisés en Ile-de-France. La ville de Paris comme la région d’Ile-de-France ont joué le jeu. Faut-il cependant aller plus loin ? Pourquoi pas, si la question institutionnelle est abordée avec le souci de mieux répondre aux enjeux de vie quotidienne des habitants d’Ile-de-France. La voie avancée par certains de la création d’une communauté urbaine du Grand Paris est, dans cette perspective, loin d’être évidente. Il apparaît ainsi clairement que le niveau régional est le plus pertinent pour les transports. De même, pour ce qui relève de l’aménagement de l’espace, à quoi peut servir un niveau supplémentaire entre la région et la commune, sauf à franchir un nouveau pas décisif, transférer le droit des sols, le permis de construire, à un pouvoir métropolitain. Sommes-nous prêts à cette révolution qui ôterait aux maires leur responsabilité majeure ?
Enfin, la politique de l’habitat. Force est de constater que construire des logements à des prix abordables pour une majorité de nos concitoyens, c’est d’abord une question de volonté politique et de mobilisation de moyens financiers. Or, la droite n’a pas su répondre depuis 2002 à la crise majeure que nous connaissons. Faisons déjà appliquer, partout en Ile-de-France, avec rigueur, l’obligation de 20 % de logements sociaux dans toutes les villes, que j’avais fait voter au Parlement il y a sept ans. Ainsi, nous voyons bien que la création d’une communauté urbaine de Paris métropole n’est pas la solution miracle.

Dans l’immédiat, favorisons plutôt les projets communs qui débouchent sur un développement durable, donc plus équilibré et plus solidaire. Ainsi, et alors même que la deuxième vague de décentralisation a confié aux conseils généraux des responsabilités majeures dans la politique de solidarité, pourquoi ne pas créer dès demain, un pot commun de toutes les ressources financières des collectivités locales et au delà, fédérer les quatre départements de l’agglomération parisienne en une seule entité, autour de ces enjeux de solidarité ?

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