mardi 29 septembre 2009
« L’autonomie des jeunes, Monsieur Sarkozy, ne peut être le simple déguisement d’une précarité organisée ! »
Quel bilan du discours de Nicolas Sarkozy à Avignon? Au delà d'une éloquence trébuchante, beaucoup d'analyses larmoyantes, de propositions très vagues, au financement inconnu et incertain...Un couvre-feu a naturellement été mis en place, comme pour toutes les visites présidentielles où les grands et les mécontents sont très mal vus. Cette visite a pour thème l'autonomie des jeunes: dans son discours, il reprend une partie des propositions de son haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch, dévoilées en juin 2009.
L’autonomie n’est pas qu’un mot, Monsieur Sarkozy, c’est un concept. Permettre à tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale et territoriale, de réaliser leur projet de vie, c’est un projet global qui englobe plusieurs propositions : démocratisation de la réussite éducative, création d'une allocation d’autonomie universelle et individualisée qui remplace toutes les aides existantes, pour tous les jeunes en formation, suppression de la demi-part fiscale, mise en place d’un plan d’accès au logement...C’est le projet du Mouvement des Jeunes Socialistes.
"Tendre la main aux jeunes", "vouloir les rendre autonomes et libres", ces citations du président ne correspondent pas à ses propositions! "la politique structurelle de la jeunesse" que propose NS n'a rien à voir avec l'autonomie que nous portons! Nicolas Sarkozy reprend nos analyses: "il est plus dur d'être jeune aujourd'hui qu'avant". A qui la faute si ce n'est aux regressions sociales, éducatives, économiques, organisées par les gouvernements de droite depuis 2002? Nicolas Sarkozy persiste et signe: il dénonce la pédagogie à l'école, prône le retour à la morale, parle de la famille et des devoirs des jeunes...fallait-il vraiment partir en jet à Avignon pour ressortir les vieilles rengaines de la droite conservatrice et libérale?
Quelles sont les priorités du plan "jeunesse" de Nicolas Sarkozy?
- L'éducation! Un vague discours sur la réorientation (avec quelles passerelles?), et un livret de compétences "à la carte" assez inquiétant...Prévention du décrochage scolaire? NS crée un "devoir d'être occupé" entre 16 et 18 ans, alors que les suppressions de postes massives dans l'enseignement et certains programmes assez réactionnaires "organisent" ce décrochage...
- L'insertion! Il faudrait accepter à 16 ans n'importe quelle offre d'emploi ou de formation! Elle est belle l'autonomie! Extension du RSA aux jeunes: Financer les bas-salaires ne fera que renforcer la précarité des jeunes, ca n'a rien du "nouveau droit social" que nous vend M. Sarkozy! Proposer aux étudiants de se tourner vers les entreprises pour financer leurs études, ce n'est pas l'autonomie des jeunes, mais bien celle des entreprises, qu'elle conforte!
- L'Université! Un 10ème mois de bourses, allongement de l'année universitaire (quand le LMD l'a raccourci)...C''est ca le projet pour l'enseignement supérieur? Le président Sarkozy en profite pour stigmatiser les boursiers (après avoir dit qu'il fallait respecter les jeunes): créer un devoir d'assiduité pour les boursiers (qui existe déjà) celà sous-entend que 1/4 des étudiants français sont des fraudeurs/faineants?
La logique de ces propositions peu ambitieuses et incohérentes n'est pas favorable à l'autonomie des jeunes! Service public d’orientation, encadrement des stages et des cautions (logement), droits des apprentis, tutorats séniors/jeunes, c'est intéressant, mais quelle concrétisation pour les bonnes idées de Martin Hirsch ? Le service civique de NS est volontaire, pour favoriser l'engagement...10 000 jeunes qui pourront faire leur BA, ce n'est pas le service civique universel, porté par le MJS, qui organise un nouveau devoir de solidarité, où se rencontreraient des jeunes issus de tous les milieux!
Ce discours nous l’avions attendu. Parler de la jeunesse, c’est parler d’étudiants précaires, de jeunes chômeurs qui n’ont pas accès à une formation de la deuxième chance, ou encore, de lycéens qui sont obligés de travailler pour passer le bac…Deux fois plus d'interimaires et de CDD que dans le reste de la population active! Ils attendent plus que des mesurettes ! Ils attendent des moyens financiers, des outils de formation et d’insertion, un accès facilité à la culture, aux transports, au logement ! Que propose l'UMP? Des primes aux bas-salaires, des chartes, des prêts et des sites internet qui ne coûtent pas très chers. A la gauche de proposer un autre projet de société basé sur l'autonomie de la jeunesse! "Tant de politiques se sont cassés les dents sur la jeunesse" à vous le tour, Monsieur Sarkozy...
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actualité nationale
dimanche 20 septembre 2009
Venez participer aux réunions du projet régional organisées par le MJS Ile de France
A six mois des élections régionales, le Mouvement des Jeunes Socialistes Île-de-France s'inscrit pleinement dans la démarche qui est la sienne depuis 15 ans : être force de proposition pour le projet socialiste. 5 ans après la « vague rose » des élections de 2004, il convient aujourd 'hui de continuer le travail engagé, mais également de redonner espoir à tous en portant un projet ambitieux, social et écologique.
Pour cela, le MJS s'est donné 3 axes de réflexion majeurs. Le premier de ceux-ci ne pouvait qu'être l'éducation et la formation. Face à la casse des budgets de l'Education Nationale, la Région, en charge des lycées, doit peser le plus fortement possible pour que l'Ecole garde son rôle de garante de l'égalité républicaine. Une politique ambitieuse doit également pouvoir etre menée en faveur de la formation professionnelle.
La façon de repenser la région capitale, tant en terme de transports que de logements et d'urbanisation est également au coeur de notre réfléxion. Face aux déréglements climatiques, nous ne pouvons plus penser la ville de la même façon qu'au XXème siècle. A ce titre, le développement des transports collectifs, l'aménagement durable du territoire et la Métropole Parisienne doivent être au coeur de notre projet.
Enfin, parce que nous prônons une société du temps libéré, nous porterons une attention particulière aux projets de la Région permettant de développer des activités émancipatrices pour chacun. Ainsi, les politiques d'accès à la culture, d'aide à la création artistique, les aides aux départs en vacances, mais également des initiatives comme le Conseil Régional des Jeunes sont des leviers de création de lien social, de solidarité et d'engagement sur lesquels nous ne pouvons faire l'impasse.
Quel qu'il soit, le projet socialiste pour les Régionales de 2010 sera porté par le MJS. Mais ce projet doit se construire collectivement et se nourrir des réfléxions de tous. En toute autonomie, le MJS y prendra part.
Pour cela, le comité de coordination régional organise trois réunions ouvertes à l'ensemble des militants franciliens:
le 23 septembre à St Ouen (93) sur le cadre de vie (logement, transports, banlieues)
le 1er octobre à Paris sur l'éducation, la formation et l'insertion professionnelle
le 1er octobre encore à Créteil sur le temps libéré (citoyenneté, jeunesse, culture, loisirs)
Des évènements facebook et les lettres d'information de vos fédérations vous donneront plus d'informations sur le lieu, l'heure et les référent(e)s de ces réunions.
A bientôt, pour créer ces « îlots de socialisme », ces régions de gauche qui pourront continuer à montrer jour après jour qu'on peut transformer la société!
Thomas, CCR 75
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activité CCR
mardi 1 septembre 2009
Transports/environnement : Faire le pari de la Métropole
A 6 mois des élections régionales, la question de la métropole parisienne apparaît aujourd 'hui comme un enjeu et un point de clivage gauche-droite majeur de la campagne qui s'annonce. La création, le 10 Juin dernier, du Syndicat Mixte d'Etude (SEM) Paris Metropole, a donné corps à ce projet. Mais la question de son financement reste posée.
Alors que l'une des volontés de Paris Métropole est la solidarité financière entre les territoires, le gouvernement ne propose, à l'instar de la taxe Carbone, que des mesures injustes socialement, inefficaces économiquement, et contre-productives, écologiquement parlant.
En effet, comment peut-on affirmer vouloir lutter contre les émissions de gaz à effet de serre en augmentant le tarif des transports en commun ? Comment expliquer aujourd'hui que c'est une mesure redistributrice, quand les couches les plus aisées de la population francilienne ne participeront pas à cet effort financier ? Au contraire, les transports en Île-de-France doivent être un enjeu du projet Paris Métropole, et non un simple moyen de le financer. Mais d'autres mesures, toutes aussi iniques, sont proposées par la droite, par l'intermédiaire de Gilles Carrez, pour financer le « Grand Paris ». Il en va ainsi des péages sur les nouveaux axes autoroutiers. Mais comment être sûr que les fonds reviendront bien dans les caisses des collectivités, si le gouvernement fait comme partout ailleurs, en privatisant les autoroutes et, ainsi, perdre la main sur les profits engendrés ? La métropole parisienne mérite mieux que ça !
Outre la construction de nouveaux axes de transport, en affirmant la priorité donnée aux transports en commun, le SEM Paris Métropole est le lieu le plus adéquat pour repenser la ville à l 'aube du XXIème siècle. Demain, il ne sera plus question de faire 3 heures de transports, quels qu'ils soient, pour aller travailler ou chercher du travail. Le modèle mono-centré de la Métropole Parisienne doit être abandonné, au profit d'un aménagement multi-polaire, où chacun pourrait travailler, se loger, avoir ses loisirs, à un coût financier et écologique le plus bas possible. La construction de grands ensembles, qui allieraient logements sociaux et intermédiaires, bureaux et zones d'activités, serait alors un des moyens dont dispose le SEM pour remplir cet objectif, tout comme l'implantation des Universités. La création de métropoles multipolaires permettrait alors, de facto, une meilleure redistribution territoriale des richesses de notre région. En effet, la création de nouveaux pôles économiques redistribuerait le revenu des impôts sur les sociétés entre les différentes collectivité, voire serait versé directement au profit du SEM Paris-Métropole.
Mais, plus que le cache-sexe que sont des propositions de la droite comme l'éco-taxe Poids Lourds, qui ne sert que de caution écologique et dont on voit mal l'efficacité économique, ou la hausse des amendes de catégories I, seule une refonte de la fiscalité territoriale, et pas seulement en Île-de-France, permettra un financement socialement juste de la métropole Parisienne. Les impôts locaux (taxes d'habitation, taxes foncières, ...) peuvent être un véritable levier de financement, en augmentant l'assiette globale, mais également de justice sociale, en créant un véritable impôt local, qui fusionnerait tous ceux existants. Ce nouvel impôt devra être progressif, et ainsi garantir la justice sociale.
La droite avance sur son projet de Grand Paris, mono-centré, anti-écologique, injuste socialement et inégal géographiquement. Nous devons lui opposer une métropole parisienne multi-polaire, moins émettrice de CO2 et plus redistributrice socialement et territorialement. Nous aurons alors réussi ce grand pari de faire de la région capitale une métropole du XXIè siècle
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Alors que l'une des volontés de Paris Métropole est la solidarité financière entre les territoires, le gouvernement ne propose, à l'instar de la taxe Carbone, que des mesures injustes socialement, inefficaces économiquement, et contre-productives, écologiquement parlant.
En effet, comment peut-on affirmer vouloir lutter contre les émissions de gaz à effet de serre en augmentant le tarif des transports en commun ? Comment expliquer aujourd'hui que c'est une mesure redistributrice, quand les couches les plus aisées de la population francilienne ne participeront pas à cet effort financier ? Au contraire, les transports en Île-de-France doivent être un enjeu du projet Paris Métropole, et non un simple moyen de le financer. Mais d'autres mesures, toutes aussi iniques, sont proposées par la droite, par l'intermédiaire de Gilles Carrez, pour financer le « Grand Paris ». Il en va ainsi des péages sur les nouveaux axes autoroutiers. Mais comment être sûr que les fonds reviendront bien dans les caisses des collectivités, si le gouvernement fait comme partout ailleurs, en privatisant les autoroutes et, ainsi, perdre la main sur les profits engendrés ? La métropole parisienne mérite mieux que ça !
Outre la construction de nouveaux axes de transport, en affirmant la priorité donnée aux transports en commun, le SEM Paris Métropole est le lieu le plus adéquat pour repenser la ville à l 'aube du XXIème siècle. Demain, il ne sera plus question de faire 3 heures de transports, quels qu'ils soient, pour aller travailler ou chercher du travail. Le modèle mono-centré de la Métropole Parisienne doit être abandonné, au profit d'un aménagement multi-polaire, où chacun pourrait travailler, se loger, avoir ses loisirs, à un coût financier et écologique le plus bas possible. La construction de grands ensembles, qui allieraient logements sociaux et intermédiaires, bureaux et zones d'activités, serait alors un des moyens dont dispose le SEM pour remplir cet objectif, tout comme l'implantation des Universités. La création de métropoles multipolaires permettrait alors, de facto, une meilleure redistribution territoriale des richesses de notre région. En effet, la création de nouveaux pôles économiques redistribuerait le revenu des impôts sur les sociétés entre les différentes collectivité, voire serait versé directement au profit du SEM Paris-Métropole.
Mais, plus que le cache-sexe que sont des propositions de la droite comme l'éco-taxe Poids Lourds, qui ne sert que de caution écologique et dont on voit mal l'efficacité économique, ou la hausse des amendes de catégories I, seule une refonte de la fiscalité territoriale, et pas seulement en Île-de-France, permettra un financement socialement juste de la métropole Parisienne. Les impôts locaux (taxes d'habitation, taxes foncières, ...) peuvent être un véritable levier de financement, en augmentant l'assiette globale, mais également de justice sociale, en créant un véritable impôt local, qui fusionnerait tous ceux existants. Ce nouvel impôt devra être progressif, et ainsi garantir la justice sociale.
La droite avance sur son projet de Grand Paris, mono-centré, anti-écologique, injuste socialement et inégal géographiquement. Nous devons lui opposer une métropole parisienne multi-polaire, moins émettrice de CO2 et plus redistributrice socialement et territorialement. Nous aurons alors réussi ce grand pari de faire de la région capitale une métropole du XXIè siècle
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