L'Europe à gauche, maintenant ! - Mouvement des Jeunes Socialistes

dimanche 26 octobre 2008

Le MJS Ile-de-France pour une croissance régionale innovante, durable et

À la fin de l’été, Christian Blanc, le secrétaire d'Etat à l'aménagement de la
région capitale a annoncé que le gouvernement n'accepterait pas le schéma
directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF). Le ministre estime que le document
est insuffisant en termes de développement économique traitant le schéma de «
document d'écologistes où la croissance est quelque chose que l'on subit ». Il
va même jusqu’à dire: «Si on ne fait pas 3%, le pays plonge ».


Soyons un peu sérieux, et rappelons lui les chiffres : le taux de croissance du
PIB en Ile-de-France depuis 2002 tourne justement aux alentours de 2% par an
(1,46% en 2002, 1,81% en 2003, 0,7% en 2004, 1,78% en 2005 et 1,35% en 2006.)
Avec ses chiffres, la situation économique de l’Ile de France est-elle
catastrophique? Loin de là, si l’on en croit des études récentes qui placent
notre région en 3e position en termes d’image, derrière New York et Londres et
en 2e position derrière Moscou pour la préférence en investissement pour les
trois ans à venir. Mieux, Paris et sa région se positionnent en tête sur les
critères liés à la qualité de vie, les télécommunications et les infrastructures
de transports.


Selon ces études, pour exceller dans son attractivité, Paris et sa région se
doit à présent d’investir massivement dans les industries tertiaires à forte
valeur ajoutée telles que le services aux entreprises, les logiciels et les
technologies de l’information (TIC). Elle doit également valoriser sa bonne
position en R&D face à ses rivales internationales. Les engagements pris par le
Conseil Régional vont donc dans le bon sens en consacrant d’ors et déjà 6
millions d'euros aux TIC dans son budget 2007 et avec l’augmentation constante
du budget consacré à la R&D pour atteindre 5 % du budget régional d'ici à la fin
de la mandature (2010).


Christian Blanc est un fanatique de la croissance à tout prix (il a même écrit
un livre intitulé "La croissance ou le chaos"). Au contraire, le MJS Ile de
France souhaite que la région se consacre davantage à l’économie innovante,
durable (cf. Plan énergie 2006-2010 de la région) et solidaire, pour une
croissance régionale qui réponde aux enjeux écologiques de demain, qui
redistribue ces richesses et participe à la réduction des inégalités
territoriales. Nous proposons donc de développer les zones d’activités en
banlieue afin de faire de ces cités dortoirs de réelles zones d’emploi.

Jérôme CCR 75
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Les humbles face à la recession.

Les humbles face à la recession.

Notre région connaissait déjà des disparités fortes avant la crise économique et financière. Nous savions que des territoires en Seine Saint denis, aux marges du Val d'Oise, des Hauts de Seine..etc souffraient des politiques macroéconomiques menées depuis des années et de la stigmatisation de la droite qui considère que l'inégalité est naturelle. Depuis l'automne 2005, rien n'a changé. Le ministre agité qui promettait de nettoyer la cité des 4000 à la Courneuve au Karsher est devenu Président de la République mais le droit à l'avenir pour des milliers de personnes n'est qu'une illusion.

Pourtant, le gouvernement et la ministre de la ville assuraient il y a quelques mois que le plan banlieue allait tout résoudre. 45 000 contrats d'autonomie devaient voir le jour. Hélas, de Clichy sous Bois aux quartiers nord de Colombes, le dispositif n'est que mirage. Quelques centaines de jeunes auront le droit d'espérer de sortir de leurs conditions sociales alors que dans le même temps, des milliers d'autres seront encore plus vulnérables face à la crise.

Plus grave encore, pendant que la droite promet le retour de l'Etat, elle continue sa politique de destruction. En effet, la privatisation de la Poste et de la Banque postale est toujours à l'ordre du jour. Evidement, les prochains bureaux qui seront fermés se situent dans les quartiers d'Ile de France les plus en difficultés. La droite continue le démantèlement des hopitaux publics. Dans une ville comme Colombes, le service public hospitalier, situé dans le quartier le modeste, est menacé de fermer. Par contre, elle fait tout pour atténuer l'article 55 de la loi SRU. Comme par hasard, les maires UMP des Hauts de Seine sont peu nombreux à respecter l'obligation de construire du logement social.

La droite, par sa politique économique, fait du maintien des inégalités, un élément structurant de sa politique.
Laurent, CCR 92
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mercredi 15 octobre 2008

Travail du dimanche ou retour vers le passé?

En pleine crise financière, qui aura sans doute des conséquences graves sur l'emploi et le pouvoir d'achat, le gouvernement a décidé de se moquer des français en proposant la généralisation du travail le dimanche. Pour mener cette bataille politique et culturelle, messieurs Bertrand et Chatel nous expliquent que les français, et plus particulièrement les franciliens sont favorables à leur projet de déréglementation de la loi du 13 juillet 1906. De plus, ils indiquent que seuls les salariés volontaires pourront travailler. Qui peut croire cette ineptie? Le rapport de force au sein d'une entreprise n'est pas aujourd'hui en faveur des salariés.

En Ile de France, le travail dominical serait plébiscité. Pourquoi une telle demande ? Nous croyons qu'elle est la con séquence d'une qualité de vie qui se dégrade dans la région francilienne. En effet, le travail précaire y est plus développé et particulièrement élevé dans le secteur du commerce. De plus les conditions de transport, les difficultés du trafic routier aggravent la dégradation des conditions de vie des franciliens.

Faut-il banaliser le dimanche? A l'évidence, au lieu de revenir 102 ans en arrière, le MJS Ile de France, dans un état d'esprit de conquête et d'amélioration des conditions de travail, plaide pour une nouvelle reflexion sur le partage du temps de travail, seul outil pour créer des emplois en période de crise, et sur l'indexation des salaires sur les gains de productivité. Selon nous, le travail dominical généralisé provoquera à terme la suppression de la prime du dimanche car la seule antienne des néoclassiques est de diminuer le coût du travail. Ainsi, « grâce » à ce gouvernement, les franciliens connaîtront un retour vers le passé.

Laurent CCR 92
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mercredi 8 octobre 2008

Grand Paris: l'architecture c'est bien, le désenclavement des banlieues, c'est mieux!

4 mois de travail, 10 équipes d’architectes et un premier rapport d’étape. N. Sarkozy a lancé le chantier du Grand Paris, à la mesure de sa mégalomanie. On voit ainsi M. Grunbach vouloir faire de la Seine le futur « axe majeur du développement de l’Ile-de-France ». Dans le cadre de la mondialisation des échanges maritimes, le rapprochement de l’Ile-de-France d'un grand port mondial est cohérent, mais cela ne résoudrait en rien l’enclavement que connaissent les banlieues. En effet, cette idée profiterait principalement à un Ouest parisien déjà très attractif. Un quartier d’affaire à Vitry et un « poumon vert » au parc de la Courneuve ; la volonté de Roland Castro de faire des banlieues des « territoires comme les autres" apparait quant à elle plus productive.

Mais le placement de ces travaux sous l’égide du Ministère de la Culture montre bien l’importance que le gouvernement veut donner à l’aménagement du territoire francilien : du beau, du grandiose, de l’art… Mais qu’en est-il alors du lien social que peuvent apporter des programmes de logements mixtes ? Qu’en est-il du déséquilibre économique flagrant entre l’ouest et l’est ?

Le MJS Ile de France dénonce l’ampleur des frais engagés dans le Grand Paris mégalomaniaque de Sarkozy, et propose une vraie politique de réduction des inégalités territoriales, à travers le désenclavement des quartiers les plus défavorisés. L’aménagement du territoire ne peut se résumer à un copinage qui mettrait en avant La Défense et les Hauts-de-Seine, en laissant dans son sillage Paris et le désert francilien, quand 44% des communes franciliennes qui contreviennent encore à loi SRU, dont les cancres ( Neuilly, Le Rainsy et Lésigny) sont dirigées par l’UMP. Nous ne voulons pas du Grand(iose) Paris de la Droite, nous voulons une métropole francilienne qui redistribue ses énormes richesses, favorise le vivre-ensemble et le droit à l'avenir des jeunes franciliens!

Thomas, CCR 75
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mardi 7 octobre 2008

Les jeunes socialistes franciliens se mobilisent pour la journée mondiale sur le travail décent!

Le MJS Ile de France appelle aujourd'hui adhérents et sympathisants à manifester à partir de 15H30 à Alma marceau et à se rassembler à 17h pour un concert meeting au trocadero. Cette mobilisation est soutenue par l'ensemble des organisations syndicales à l'appel de la CSI (confédération syndicale internationale). Alors que depuis les années 80 la part des bénéfices qui revient au travail ne fait que s'amoindrir face aux bénéfices qui vont au capital, aux actionnaires, alors que le phénomène des "working poor" se développe dans les pays développés, il est temps de réagir, de contrer les menaces sur le code du travail et d'obtenir de nouveaux droits pour les salariés, notamment pour la démocratie sociale.
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jeudi 2 octobre 2008

Le MJS Ile de France exige des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat des Franciliens!

Les Franciliens, premières victimes de la baisse du pouvoir d'achat : une enquête de l'INSEE confirme que les habitants de l'Ile de France sont plus touchés que le reste de la population par la baisse du pouvoir d'achat. La vie y est, en effet, plus chère de 13% par rapport aux autres régions . Cet écart moyen masque des disparités encore plus importantes, notamment sur les loyers, qui sont supérieurs, de 47 % à ceux de la province ! Le surcoût des dépenses de santé est évalué en moyenne à 14 % et est surtout lié aux dépassements d'honoraires des médecins, bien plus fréquents en Ile de France. Pareillement, les produits alimentaires et les boissons coûtent environ 6% de plus.

Etant donné la part que représentent les loyers, l'alimentation et la santé dans les dépenses des ménages les plus pauvres, ces différences de prix ne font qu'accentuer la fragilisation des populations en difficulté : étudiants, smicards, stagiaires, parents isolés et personnes âgées...
Le MJS Ile de France tient à affirmer la nécessité, en cette période de remontée du chômage et, de contraction des crédits aux particuliers et aux entreprises, de mettre en place des mesures  en faveur du pouvoir d'achat de l'ensemble des Français, et plus spécifiquement des Franciliens.

Le MJS Ile de France milite en faveur d'une revalorisation des aides au logement, adaptées au niveau des loyers, une indemnité plus conséquente de coût de vie pour les employés du secteur public, un retour à l'encadrement des loyers accompagné d'un bonus/malus sur les impôts des propriétaires auxquels cette mesure sera appliquée, ou encore l'interdiction des dépassements d'honoraires. Nous dénonçons par ailleurs le caractère non obligatoire pour les employeurs de l'aide au transport, telle que voulue par le gouvernement Fillon.
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mercredi 1 octobre 2008

Banlieues: la droite renie ses promesses!

La droite revient sans complexes sur ses engagements en faveur de ceux qui en ont le plus besoin, et cela en pleine période de crise économique. Alors q u'elle avait promis la mise en place d'un grand « plan Marshall » pour les quartiers populaires avec les crédits qui allaient avec, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne font rien, et pire, ils réduisent les crédits des villes qui comptent des quotas importants de logements sociaux.

Le gouvernement s'est attaqué à la dotation globale de solidarité (DSU) destinée à aider les villes de plus de 10 000 habitants, et rétablir ainsi une certaine équité entre les collectivités te rritoriales. Grâce à ce soi-disant recentrage sur les villes les plus en difficulté, l'enveloppe de 1075 milliards d'euros exclura 238 villes (sur les 717 qui b énéficiaient l'année dernière).dont 88 peuvent être considérées comme fragiles. Les critères ont été modifiés pour restreindre la DSU, la prise en compte du taux de logements sociaux a été abrogée, et par exemple Vitry-sur-Seine (80 000 habitants) perdra plus de 3 millions d'euros l'année prochaine.


Dans ces villes qui possèdent des grands ensembles et des quartiers ghettos, il est nécessaire d'avoir une vraie politique de la ville avec les crédits suffisants, il est en effet urgent de réduire les inégalités en terme de transports, de moyens pour la vie associative, d'accès à l'emploi des jeunes, … cette réforme du gouvernement n'en prend pas la direction. Le MJS Ile de France réaffirme la nécessité d'une augmentation des moyens étatiques pour la banlieue pour sortir de la situation actuelle, une des pistes pouvant être la généralisation de l'intercommunalité pour assurer une péréquation financière entre des communes plus ou moins riches. Cette réflexion émerge en effet avec le débat sur la métropole francilienne.
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