L'Europe à gauche, maintenant ! - Mouvement des Jeunes Socialistes

dimanche 22 juin 2008

réunion interministérielle sur les banlieues à Meaux: pour le MJS, le compte n'y est pas!

Vendredi 20 juin, La ministre de la ville, Fadela Amara, a présenté son plan espoir-banlieue à Meaux. A première vue, en dépit de multiples reports, le compte n'y est pas. Alors que le gouvernement avait annoncé un plan Marshall, le montant total devrait atteindre au maximum un milliard d'euros. Les crédits alloués aux transports publics atteignent difficilement 500 millions d'euros. Ainsi, seules trois nouvelles lignes de tramway devraient être en chantier si certains financements publics sont redéployés. Le Mouvement des Jeunes socialistes d'Ile de France dénonce également le fait que le concept de "contrat d'autonomie" soit galvaudé, vidé de son sens. Pour la droite, permettre aux jeunes de faire leurs propres choix de vie n'a jamais été une priorité. Bien au contraire, depuis six ans, tout est fait pour infantiliser les jeunes adultes, considérés comme incapables de prendre des responsabilités.

Mais ce qui provoque notre exaspération, c'est tout simplement le cynisme de ce gouvernement qui essaye de camoufler son inaction et les "exploits" d'un ancien ministre de l'intérieur dont les mots et les provocations résonnent encore dans les têtes. Membre du gouvernement depuis un an, la ministre de la ville semble avoir bien retenu les leçons et la vulgate sarkozyste. Dénonçant avec violence l'assistanat, terme appartenant au patrimoine intellectuel de la droite décomplexée, elle oublie tout simplement que pour ce gouvernement, la solidarité n'est ni un objectif ni un moyen pour lutter contre les inégalités et garantir une égalité d'autonomie.

Face à la situation actuelle, pour redonner de l'espoir à des millions de personnes qui habitent ces quartiers, il ne suffit plus de colmater les brèches visibles à l'oeil médiatique. Pour cela, la droite doit réorienter sa politique économique, renforcer les services publics, la carte scolaire et respecter l'article 55 de la loi SRU qui oblige les communes à construire des logements accessibles à tous...etc. Bref, tout le contraire de ce qui est fait actuellement.
Lire la suite...

lundi 16 juin 2008

Pour la défense d'une retraite solidaire! le MJS Ile de France manifeste le 17 juin

« La pire des inégalités est celle des espérances de vie »: un cadre vit 7 ans de plus qu'un ouvrier et bénéficie d'une meilleure retraite. Le travail n'est qu'un temps de la vie, il doit être épanouissant, pas aliénant, laisser du temps pour s'instruire et avoir des engagements citoyens.

Cette année, le déficit des régimes de retraite atteint 1,5 milliards d'euros alors que le nombre de retraités sera multiplié par 2 d'ici 2050. Il est temps d'agir. La solution, ce n'est pas de diminuer les pensions et d'allonger la durée des cotisations comme le souhaite la droite: NON, c'est de construire un système de retraites juste, basé sur l'augmentation du pouvoir d'achat des plus faibles et le partage du temps de travail!

Pour toutes ces raisons, le MJS défend:

une retraite par répartition qui prend en compte la pénibilité du travail, et permet à toutes les catégories de la population de bénéficier d'un droit à une retraite digne, suffisante et juste. Ce système de retraite solidaire, collectif, opposé à la capitalisation individualiste, doit être le même pour tous, et serait financé par l' accroissement des cotisations patronales, modulées sur la stabilité ou la précarité des emplois proposées par les entreprises.

La réduction progressive du temps de travail:
la société des 32 heures par semaine est notre projet, une société du travail, du temps libre et des engagements collectifs. Cette réduction du temps de travail doit conduire au travail pour tous. La réduction du chômage permettrait de financer un système de retraites solidaire.

Avec le Mouvement des Jeunes Socialistes, bats-toi pour réduire les inégalités sociales, et construire une société plus juste!
Lire la suite...

vendredi 13 juin 2008

Protestation contre la directive « retour », directive de la honte !

Ce Samedi 14 juin de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme organisent une manifestation pour protester contre un projet de directive européenne dite « retour » visant la rétention et l’expulsion des étrangers en situation irrégulière traditionnellement qualifiés de « sans papiers ».

Alors que l’immigration vers les pays européens est loin d’être une nouveauté, elle semble être devenue un problème que l’Union européenne a décidé de régler par voie de directive afin, nous dit-on, d’harmoniser les différentes législations européennes. Mais il s’agit bien ici d’une véritable harmonisation par le bas visant à institutionnaliser un système répressif, stigmatisant toujours un peu plus les sans-papiers.

Initié par la Commission européenne en 2005, le projet a fait l’objet, le 5 juin dernier, d’un compromis entre les vingt sept ministres de l’intérieur et de l’immigration. Bien plus restrictif que le texte initial, il prévoit désormais un allongement de la durée de rétention des étrangers de six à dix-huit mois en cas d'absence de coopération de la part de l'intéressé ou de retard dans la transmission des documents nécessaires à son expulsion, applicable aux adultes comme aux mineurs. Plus encore c’est la double peine que subiront ces étrangers puisque les décisions d’expulsion seront automatiquement assorties d’une interdiction de réadmission pour une durée de cinq ans.

Si chaque Etat peut définir sa politique migratoire, qu’en est-il du respect du droit de circuler librement et de choisir sa résidence, garantie par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme ? Nous ne pouvons que nous indigner de ce texte honteux et irrespectueux à l’égard d’étrangers qui, quoi que l’on dise, participent au dynamisme économique et démographique de l’Europe.

Ce compromis des ministres des Etats membres ne clos pour autant pas le débat. En effet, et pour la première fois en matière d’immigration, ce texte fait l’objet d’une procédure de co-décision soumettant son adoption à l’accord du Parlement européen.

Alors que ce dernier sera sollicité mercredi 18 juin pour discuter du texte, la manifestation de Samedi est l’occasion de réaffirmer notre opposition à cette « directive de la honte ». Face à cette opportunité donnée aux Etats européens de durcir leur législation, nous devons réaffirmer la nécessité d’élaborer un projet ambitieux et courageux d’accueil des étrangers. Il faut cesser l’amalgame entre immigration, clandestinité et délinquance. L’immigration doit être considérée comme une richesse par les pays européens qui feraient mieux de permettre l’intégration des étrangers plutôt que de toujours envisager le tout répressif !

Sarah, déléguée CCR (75)
Lire la suite...

mercredi 11 juin 2008

SDRIF: le gouvernement Fillon se moque du vote francilien!

Le 10 juin 2008, le premier ministre Francois Fillon a envoyé une lettre au président du conseil régional Ile de France, Jean-Paul Huchon, lui indiquant refuser le projet du SDRIF (priorités régionales pour 2030) élaboré par l'assemblée régionale pour laisser piloter la croissance de l'Ile de France par le secrétaire d'état à la région capitale Christian Blanc.

Cette annonce choquante est symbolique de l'appétit de pouvoir du gouvernement Sarkozy/Fillon, qui se moque d'institutions démocratiquement élues, revient sur la décentralisation pour aménager ou plutôt déménager à sa guise le territoire français.

On reproche à la région Ile de France de ne pas être assez gourmande en matière de croissance...mais quand cette croissance menace tant la qualité de vie et l'environnement des Franciliens, que l'équilibre et la répartition des richesses et des emplois sur le territoire français, que fait-on?

Le MJS Ile de France dénonce vigoureusement les attaques gouvernementales contre un projet démocratiquement élaboré de croissance durable et solidaire de la région Ile de France. C'est aux Franciliens de décider de leur avenir, pas à un super-préfet nommé par l'Elysée!
Lire la suite...