La droite revient sans complexes sur ses engagements en faveur de ceux qui en ont le plus besoin, et cela en pleine période de crise économique. Alors q u'elle avait promis la mise en place d'un grand « plan Marshall » pour les quartiers populaires avec les crédits qui allaient avec, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne font rien, et pire, ils réduisent les crédits des villes qui comptent des quotas importants de logements sociaux.
Le gouvernement s'est attaqué à la dotation globale de solidarité (DSU) destinée à aider les villes de plus de 10 000 habitants, et rétablir ainsi une certaine équité entre les collectivités te rritoriales. Grâce à ce soi-disant recentrage sur les villes les plus en difficulté, l'enveloppe de 1075 milliards d'euros exclura 238 villes (sur les 717 qui b énéficiaient l'année dernière).dont 88 peuvent être considérées comme fragiles. Les critères ont été modifiés pour restreindre la DSU, la prise en compte du taux de logements sociaux a été abrogée, et par exemple Vitry-sur-Seine (80 000 habitants) perdra plus de 3 millions d'euros l'année prochaine.
Dans ces villes qui possèdent des grands ensembles et des quartiers ghettos, il est nécessaire d'avoir une vraie politique de la ville avec les crédits suffisants, il est en effet urgent de réduire les inégalités en terme de transports, de moyens pour la vie associative, d'accès à l'emploi des jeunes, … cette réforme du gouvernement n'en prend pas la direction. Le MJS Ile de France réaffirme la nécessité d'une augmentation des moyens étatiques pour la banlieue pour sortir de la situation actuelle, une des pistes pouvant être la généralisation de l'intercommunalité pour assurer une péréquation financière entre des communes plus ou moins riches. Cette réflexion émerge en effet avec le débat sur la métropole francilienne.
mercredi 1 octobre 2008
Banlieues: la droite renie ses promesses!
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