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jeudi 17 janvier 2008

"Un droit, mon choix": campagne du Planning familial en Ile-de-France

14/01/2008

PARIS (AFP) — L'Ile-de-France, qui assure 25% des IVG, souffre de conditions d'accès à l'interruption volontaire de grossesse particulièrement difficiles, selon le Planning familial qui lance le 18 janvier une campagne régionale d'information sur la sexualité, la contraception et l'avortement.

Avec pour slogan "Sexualité, contraception, avortement, un droit, mon choix, notre liberté", la campagne sera menée dix jours durant dans les gares et le métro sur tout le territoire francilien, "où les obstacles se multiplient pour faire valoir ses droits", selon le Planning, associée à l'ANCIC (centres d'IVG et contraception) et la CADAC (associations pour le droit à la contraception et l'avortement).

"Les lois ne sont pas correctement appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises sont de moins en moins reconnues", affirment les associations.

Cette campagne régionale "élargit", expliquent-elles, la campagne nationale du ministère de la Santé pour "une contraception choisie", pour tenter de réduire le nombre d'IVG, stabilisé autour des 220.000 par an.

Et c'est surtout sur les difficultés d'accès à l'IVG que les associations souhaitent alerter.

L'Ile-de-France assure 25% des IVG, alors qu'elle représente 18% de la population. Entre 1999 et 2005, le nombre de sites dédiés aux IVG y est passé "de 176 à 126, soit 50 centres IVG en moins", dont 14 en moins dans Paris.

Le Val-d'Oise et l'Essonne sont les moins bien dotés avec seulement 12 sites chacun.

Outre cette "défection alarmante", le Planning note les "carences du secteur public": alors que dans l'hexagone, les deux tiers des IVG sont réalisés en secteur public, c'est le secteur privé qui est majoritaire (58% des IVG) en IDF.

Du coup, les délais sont plus importants. 28% des établissements pratiquant des IVG ont une prise en charge supérieure à deux semaines, les recommandations de la Haute autorité de Santé fixant ce délai à 5 jours.

Enfin, malgré une petite augmentation du nombre de médecins libéraux conventionnés pour pratiquer l'IVG (44 en 2005, 230 en 2007, sur les 20.200 concernés), l'accès à l'IVG en ville reste difficile.

Concernant la contraception, les associations critiquent les "discours trop souvent moralisateurs" envers la sexualité des jeunes qui les "empêchent d'avoir une démarche de prévention", et une "trop grande médicalisation".

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