Non contents de mener une politique économique néo-libérale entraînant la casse de notre modèle social, les différents gouvernements de droite ont résolument multiplié les lois sécuritaires en France, depuis 2002. De la loi du 29 août 2002, d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure, à la publication récente au Journal officiel du décret créant deux nouveaux fichiers, visant, d’une part, à prévenir les « atteintes à la sécurité publique », et, d’autre part, à mettre en place les « enquêtes administratives liées à la sécurité publique », ce ne sont pas moins de dix-sept lois sécuritaires qui ont été mises en place depuis 2002.
Toutefois, cette inflation législative s’avère, en plus d’être injuste, totalement inefficace, puisque les « atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes » ont augmenté de 5% entre septembre 2008 et septembre 2009, après avoir augmenté de 14% entre 2002 et 2008, tandis que les braquages de commerces de proximité, de bijouteries et de banques ont augmenté de près de 25% et les cambriolages d’environ 12%, depuis une année.
Ainsi, le lancement des Unités Territoriales de Quartier par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur de 2007 à 2009, sonne presque comme un aveu d’échec pour la majorité UMP, tentant de renouer avec les méthodes progressistes instaurées par le gouvernement Jospin, comme la mise en place d’une police de proximité.
Après le retrait du fichier Edvige sous la pression de la gauche associative, syndicale et politique en novembre 2008, à l’occasion d’une mobilisation dans laquelle le MJS s’était investi, la droite revient en force avec deux nouveaux fichiers liberticides, dénoncés par la LDH à la mi-octobre 2009, qui prévoient notamment de répertorier l’ « origine géographique » des intéressés, façon de contourner l’interdiction de ficher l’origine ethnique, ou encore des fichiers des mineurs de treize ans et plus, ce qui s’avère être en totale contradiction avec la Convention internationale des droits de l’enfant. En outre, on peut noter de le second dispositif prévoie de relever « à titre dérogatoire » des éléments liées à la pratique d’activités politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, si y est lié un comportement « incompatible avec l’exercice des fonctions ou missions envisagées ». Ce fichier, par ailleurs, pourrait répertorier des gens qu’on soupconne de pouvoir poser problème…que devient la présomption d’innocence ?
La droite persiste ainsi dans cette logique sécuritaire du fichage, loin d’apporter une réponse satisfaisante aux problèmes de sécurité, ni même de s’attaquer, en amont, aux racines de ces problèmes. C’est pourquoi le MJS Ile de France se mobilisera dans les semaines à venir pour défendre les libertés publiques et une autre politique de sûreté publique.
mardi 20 octobre 2009
Le MJS Ile de France mobilisé pour la défense des libertés publiques!
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